Procès Nabilla: Bilan des déclarations et verdict de la justice!

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Voici un bilan du procès de Nabilla qui s'est tenu au Tribunal Correctionnel de Nanterre sur les réseaux sociaux. Le verdict est égalemen tombé...

Toute la journée, le public a pu suivre l’intégralité du procès de Nabilla au Tribunal Correctionnel de Nanterre sur les réseaux sociaux. Nous vous dévoilions dans un précédent article les réquisitions de la Procureure de la République et étions en attente du verdict. Voici un bilan du procès…

>>VERDICT EN BAS D’ARTICLE<<

En premier lieu, avant d’appeler qui que ce soit à la barre, le juge a tout d’abord rappelé les faits et énuméré les différentes versions données par Nabilla et Thomas suite au drame.  Il a énuméré les divergences de déclarations, les analyses attestant que Thomas était sous l’emprise de la cocaïne, le rapport du médecin concernant le coup de couteau ainsi que le lieu où a été retrouvée l’arme.  Les déclarations des proches de Nabilla et Thomas seront aussi remémorées, témoignages mentionnant les nombreuses disputes du couple et faisant état de dérapages et de violences réciproques.

► NABILLA

Ce n’est qu’aux alentours de 11h que Nabilla sera appelée (pour la première fois, elle y reviendra ensuite, ndlr) à la barre par le juge. Calme, Nabilla remettra alors les choses dans leur contexte et expliquera qu’à cette période, les choses étaient compliquées dans sa vie notamment à cause de la sur-médiatisation qu’elle vivait mal et de l’intervention de leurs familles respectives. Nabilla est ensuite revenue sur leur dispute le soir du drame.

Retour sur ses principales déclarations:

« C’était une période de crise. On était perturbé par les gens qui nous suivaient. On ne savait plus où on en était. »

« La crise durait depuis quelques heures. J’ai voulu lui faire peur. Et le couteau est rentré dans son corps »!

« Je ne suis pas une meurtrière !(…) On s’embrouillait mais on ne se tapait pas! (…) On ne se battait pas avec Thomas. On se tirait les cheveux, on s’envoyait des objets (…)

« J’avais peur de ces conflits qui faisaient partie intégrante de nos vies, pas peur qu’il me tape dessus »

« La consommation de cocaïne de Thomas était occasionnelle. »

Nabilla est par ailleurs revenue sur ses relations avec sa belle-famille et avec sa propre famille. Voici ce qu’elle en a dit (durant la journée, ndlr):

« Je ne considère pas ma mère comme un parent.(…) Ma mère a dit que j’avais brûlé sa voiture pour se débarrasser de moi »

« Mon beau père et moi on ne s’entend pas, je ne l’ai jamais aimé et il entraînait parfois Thomas. »

« Les témoignages de la famille de Thomas sont une totale invention. Ils ne m’apprécient pas »

« On est vraiment pas en bons termes avec la mère de Thomas. C’est le cliché belle-mère-belle-fille. »

Questionnée sur un coup de fourchette qu’elle aurait planté à Thomas en plein restaurant, Nabilla répond:

« Il y a eu une querelle. C’est tout. On s’embrouillait mais on ne se tapait pas! On ne se battait pas avec Thomas. On se tirait les cheveux, on s’envoyait des objets (…) Monsieur le Président, on s’est embrouillé plusieurs fois mais de là à aller plus loin…Les 2 familles en rajoutent. On veut toujours sauver les siens. Avec Thomas on est un duo, on ne veut pas s’enfoncer »

Lorsque le juge lui demande si elle et Thomas ont suivi une thérapie de couple pour mettre fin à ces conflits, Nabilla confie alors « qu’aujourd’hui, ces disputes ne font plus partie de (nos) leur vie. Maintenant tout va bien se passer monsieur le Président ».

►THOMAS

Après une bonne demi-heure à répondre aux questions, Nabilla est invitée à s’asseoir et la parole est ensuite donnée à Thomas. Celui-ci confirme à son tour les déclarations de Nabilla sur le coup de couteau et évoque leurs relations familiales compliquées: 

« J’ai eu peur, on est deux humains, le coup est parti malencontreusement ». explique-t-il « j’ai voulu l’attraper et le coup est parti involontairement. A aucun moment Nabilla n’a voulu me faire mal »

« Je fais 92 kg quand je tombe contre quelque chose contre un mur…(…) C’est moi qui l’ai vécu ! Le pic est rentré dans mon dos quand je suis tombé »

« A part mon père, ma famille n’apprécie pas Nabilla (…) ma mère n’a jamais apprécié Nabilla. Elle a voulu me protéger et trouver un coupable »

Il défendra d’ailleurs Nabilla avec véhémence,  notamment quant à son manque d’encadrement familial :

« Qui s’occupe d’elle ? Personne. Heureusement qu’il y a sa grand-mère ! »

Thomas reviendra ensuite sur son caractère,dont l’expert psychiatrique précisera qu’il fait preuve d’une « forme de paranoïa. Une impression d’être agressé » et sur sa consommation de cocaïne:

« La jalousie fait partie de moi. J’apprécie pas le regard des gens sur mon amie. La fausse image qu’elle donnait »

« La cocaine, c’était à l’occasion. Je suis pas le seul sur terre a en consommer. Maintenant c’est fini (…) On a appris beaucoup l’un sur l’autre. On a des projets. On a mûris. »

Après avoir été confrontés à leur non respect du contrôle judiciaire de Nabilla, que la jolie brune expliquera tout simplement par un « Je ne pouvais pas vivre sans Thomas (…)  c’est l’homme de ma vie » elle et Thomas ont fait part de leurs projets en commun, elle « au cinéma » mais « pas dans la surmédiatisation ».

Nabilla a également laissé couler quelques larmes…

Unique note d’humour durant cette journée chargée et lourde de sens: Nabilla a provoqué un fou-rire dans la salle, excepté du côté de la procureur de la République. Alors que celle-ci revenait sur le parcours de Nabilla et sur la fameuse phrase qui l’a rendue célèbre, la jeune femme lui a alors lâché « vous voulez que je vous la refasse ? ».

Durant la journée, le couple gardera un contact avec l’extérieur via Snapchat:

 

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Et le verdict, quant à lui, vient de tomber:

Nabilla est appelée à la barre. La jeune femme est déclarée « Coupable » et se voit infliger une peine de 24 mois de prison dont 6 mois fermes.

Nabilla se voit également « interdite de porter une arme pendant 5 ans » et sa peine est assortie d’une obligation de soins psychologiques et d’une mise à l’épreuve de 2 ans.

Par ailleurs, Nabilla est condamnée à verser 10 000 euros à la Sécurité Sociale en dédommagement des jours d’Interruption Temporaire de Travail alloués à Thomas.

Sortie du procès: